Canicule : pourquoi il ne faut surtout pas installer une piscine sur votre balcon
Canicule : pourquoi il ne faut surtout pas installer une piscine sur votre balcon
Un balcon s’est récemment effondré sous le poids d’une piscine gonflable à Gérone, en Espagne. Dès lors, installer une piscine sur son balcon peut s’avérer très dangereux.
Qui ne rêve pas de piquer une tête dans sa piscine privée ces derniers jours ? Une vidéo virale sur les réseaux sociaux montre un homme ayant rempli son balcon d’eau et se baignant dans cette piscine improvisée. Il a calfeutré son balcon et a ensuite versé de l’eau dedans.
Cette vidéo n’est pas réelle mais fabriquée par l’intelligence artificielle, à partir d’une vraie photo publiée en 2017, selon Franceinfo . Les doigts du baigneur disparaissent à plusieurs reprises lorsqu’il s’empare de ses lunettes de soleil. Même si cette vidéo a été fabriquée de toutes pièces, elle permet de rappeler qu’un balcon n’est pas fait pour être métamorphosé en piscine.
Certes, le balcon est une partie privative de l’immeuble à usage exclusif du propriétaire et ce dernier peut en profiter librement, comme le rappelle Foncia, un réseau d’agences immobilières. Il peut aussi être une partie commune à usage privatif selon les cas. Cependant, «si le sol du balcon est souvent privatif, la dalle qui le supporte fait partie des parties communes», précise Foncia.
La façade de l’immeuble, les garde-corps et les éléments structurels appartiennent eux aussi à la copropriété dans la plupart des cas. Toute installation sur le balcon qui apporte une charge excessive sur la dalle et risque de porter atteinte à la structure de l’immeuble engage la responsabilité du propriétaire. Les balcons récents sont conçus pour supporter un maximum de 350 kg par mètre carré (en plus de leur poids). Or, 1 m³ d’eau équivaut à 1000 kg, soit une tonne.
Attention au poids de la piscine
«Comme le barbecue ou la plancha, l’installation d’une grande piscine gonflable sur les balcons peut être interdite par le règlement de copropriété», explique Zahir Keenoo, président de Foncia Administration de biens.
Même si le règlement de copropriété n’interdit pas expressément les piscines, bains à remous… sur les balcons, cette absence de mention ne vaut pas autorisation tacite.
Une piscine gonflable peut être tolérée (même si c’est vivement déconseillé) si elle est posée à plat, sans ancrage ni modification de la structure et a une faible contenance, et bien sûr si le règlement de copropriété ne l’interdit pas.
Attention au poids total de la piscine gonflable (eau = bassin) qui doit rester dans les limites de charge de la dalle, entre 200 et 350 kg/m² selon les immeubles et le type de balcon.
Les débordements d’eau peuvent provoquer des dégâts des eaux chez le voisin du dessous. Une piscine fixe vient toucher les parties communes et nécessite une autorisation préalable de l’assemblée générale des copropriétaires, à la suite d’un vote à la majorité absolue. Pour rappel, un balcon par mois en moyenne s’effondre, donc la prudence doit être de mise. Sur 10 à 15 millions de balcons en France, c’est peu, mais c’est déjà trop.
Récemment, un balcon s’est effondré sous le poids d’une piscine gonflable à Gérone, en Espagne. Il a chuté de trois mètres et a terminé sa course à l’étage inférieur, selon Diari de Girona. Deux femmes ont été blessées. Une enquête a été ouverte mais la présence de la piscine et l’état de la structure de l’immeuble sont mis en cause.
Source : lefigaro.fr

